TOTT, François (baron de) (1733 − 1793)
Mémoires du Baron de Tott, sur les Turcs et Les Tartares
Analyses philosophiques et politiques du déclin de l'Empire Ottoman.
à Amsterdam, s.n., 1785, 4 vols in-12°, (170x100mm), en trois tomes ; xl-187 ; 286 ; 248 pp.
Demi-basane fauve à petits coins vélin, dos lisse orné, pièce de titre et de tomaison en maroquin rouge.
De la bibliothèque de Léon Duris du Fresne (famille de Châteauroux), avec son timbre et son ex-libris armorié.
Manque les coiffes, un trou de vers sur le dos du tome 3, deux charnières fendues mais solides.
Notre édition est une contrefaçon hollandaise de l'E.O., parue l'année précédente. Elle comporte 3 volumes, mais les quatre tomes de l'Original, refondus en trois (sans manque de texte), sont bien présents.
De la bibliothèque de Léon Duris du Fresne (famille de Châteauroux), avec son timbre et son ex-libris armorié.
Manque les coiffes, un trou de vers sur le dos du tome 3, deux charnières fendues mais solides.
Notre édition est une contrefaçon hollandaise de l'E.O., parue l'année précédente. Elle comporte 3 volumes, mais les quatre tomes de l'Original, refondus en trois (sans manque de texte), sont bien présents.
François de Tott est un diplomate et général français, d'origine hongroise.
En 1755, il se rend à Istanbul, la capitale de l'Empire ottoman, en qualité de secrétaire de son oncle, Charles Gravier, comte de Vergennes, qui avait été nommé ambassadeur. Sa mission principale était d'apprendre la langue turque, d'enquêter sur la situation dans l'Empire ottoman et de recueillir des informations sur le Khanat de Crimée.
Il rentre à Paris en 1763, et est envoyé en Suisse en 1766 par le gouvernement français.
En 1767, il est nommé Consul en Crimée afin d'inciter les Tatars à se rebeller contre la Russie impériale.
François de Tott a joué un rôle majeur au cours de la guerre russo-turque (1768-1774). Il fut d'ailleurs appelé par le gouvernement ottoman à défendre les Dardanelles contre la flotte russe.
Sur les traces du fameux Claude Alexandre de Bonneval (Humbaraci Ahmed Pasha), François de Tott a été impliqué dans les efforts de réforme de l'armée ottomane. Il construisit une nouvelle fonderie à obusiers, et a contribué à la création d'unités d'artillerie mobile.
Il a voyagé dans tout l'Empire ottoman, en visitant les villes côtières de la Méditerranée, surtout Alexandrie, Alep, Smyrne, Salonique et Tunis. Il a également prospecté dans l'idée de construire un canal, à Suez.
Menacé, lors de la Révolution, il quitta la France en 1790, et retourna en Hongrie, sur les terres du comte de Bathiany, où il mourut en 1793.
Ses mémoires retracent toute sa vie orageuse.
On trouvera pour la première fois [dans ses mémoires] des notions exactes sur la politique et la vie privée des Musulmans, si peu connus alors chez les Occidentaux. ((Larousse, Dict. Univ. XV-328)
En 1755, il se rend à Istanbul, la capitale de l'Empire ottoman, en qualité de secrétaire de son oncle, Charles Gravier, comte de Vergennes, qui avait été nommé ambassadeur. Sa mission principale était d'apprendre la langue turque, d'enquêter sur la situation dans l'Empire ottoman et de recueillir des informations sur le Khanat de Crimée.
Il rentre à Paris en 1763, et est envoyé en Suisse en 1766 par le gouvernement français.
En 1767, il est nommé Consul en Crimée afin d'inciter les Tatars à se rebeller contre la Russie impériale.
François de Tott a joué un rôle majeur au cours de la guerre russo-turque (1768-1774). Il fut d'ailleurs appelé par le gouvernement ottoman à défendre les Dardanelles contre la flotte russe.
Sur les traces du fameux Claude Alexandre de Bonneval (Humbaraci Ahmed Pasha), François de Tott a été impliqué dans les efforts de réforme de l'armée ottomane. Il construisit une nouvelle fonderie à obusiers, et a contribué à la création d'unités d'artillerie mobile.
Il a voyagé dans tout l'Empire ottoman, en visitant les villes côtières de la Méditerranée, surtout Alexandrie, Alep, Smyrne, Salonique et Tunis. Il a également prospecté dans l'idée de construire un canal, à Suez.
Menacé, lors de la Révolution, il quitta la France en 1790, et retourna en Hongrie, sur les terres du comte de Bathiany, où il mourut en 1793.
Ses mémoires retracent toute sa vie orageuse.
On trouvera pour la première fois [dans ses mémoires] des notions exactes sur la politique et la vie privée des Musulmans, si peu connus alors chez les Occidentaux. ((Larousse, Dict. Univ. XV-328)



